Départ à la retraite : les nouvelles règles entrent en vigueur au 1er janvier 2019

C’est au 1er janvier 2019 que sera effectif le dispositif de décote-surcote, qui peut soit minorer, soit majorer votre pension en fonction de l’âge auquel vous prendrez votre retraite.

 

Le législateur nous incite financièrement à différer le départ à la retraite. © Shutterstock
Le législateur nous incite financièrement à différer le départ à la retraite. © Shutterstock

Différer votre départ à la retraite peut être intéressant financièrement

Vous aurez bientôt 62 ans et vous rêvez de prendre enfin votre retraite ? Si vous souhaitez avoir droit à une pension plus conséquente, ne vous dépêchez pas pour l’annoncer à votre patron avant d’avoir pesé le pour et le contre d’une telle décision. Car c’est au 1er janvier 2018 qu’entre en vigueur l’Accord National Interprofessionnel du 17 novembre 2017, en vertu duquel les personnes qui prendront leur retraite à 62 ans subiront une décote de 10% sur le montant de leur pension et ce, pendant trois ans.

Mais en acceptant de rester plus longtemps dans votre entreprise, vous pouvez échapper à ce malus. Pour le faire, il suffit d’attendre d’avoir 63 ans avant de partir à la retraite. Car oui, même si personne ne vous enlève le droit de partir à 62 ans, votre patience et votre assiduité au travail sera en revanche récompensée si vous acceptez d’y rester plus longtemps. Partir à 64 ans vous permettra même de bénéficier d’une surcote de 10%, partir à 65 ans vous en rajoutera 20%, et le faire à 66 ans 30%.

 

Fusion Agirc-Arrco : une pilule amère mais nécessaire

Mais les nouveautés du système de retraites ne touchent pas uniquement les retraités. Mauvaise nouvelle pour les personnes en activité : le passage à un régime de retraite unique en lieu et place des régimes Agirc et Arrco distincts qui existent aujourd’hui se traduira pas une hausse des cotisations. Selon les calculs de Sapiendo Retraite, pour un salarié gagnant 25.000 euros bruts par an, cette hausse des cotisations sera limitée à 67,50 euros par an, tandis qu’un salarié gagnant 50.000 euros bruts devra cotiser 265 euros de plus.

Selon Bercy, cette fusion, même si elle induira des surcoûts dans l’immédiat, devrait permettre d’économiser 1,7 milliard d'euros dès 2020.

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